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 Basket (+ SIG)

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Marius
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 6 Juin 2017 - 15:08

Il y aura bien un match 5 au Rhenus😀!!!!! [ltr]#GoSIG[/ltr] [ltr]#ASVELSIG[/ltr][ltr]#PlayoffsLNB[/ltr]


Marco 69/73
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 6 Juin 2017 - 21:17

Play-offs Pro A (demi-finale, match 4) :
 la SIG s’impose à Villeurbanne (64-68)
 Renversants !

La SIG a réussi un authentique exploit en s’imposant, hier soir, pour la deuxième fois en deux jours à l’Astroballe. Il faudra donc en passer par un match 5, vendredi à Strasbourg.
Impossible de savoir comment l’histoire va se terminer, tant les débats sont serrés et la série riche en rebondissements, pour ne pas dire complètement dingue. Mais une chose est d’ores et déjà acquise : les Strasbourgeois ont forcé le respect en s’imposant une nouvelle fois, hier soir, à l’Astroballe (64-68).

Au bord du gouffre après ses deux défaites au Rhenus, la bande à Jérémy Leloup était dans l’obligation de renverser des montagnes pour égaliser et espérer poursuivre l’aventure. C’est ce qu’elle a fait, en culbutant par deux fois l’Asvel chez elle.
Un très beau cadeau d’anniversaire

Certes, la troupe de JD Jackson est toujours aussi fébrile dans sa salle, où elle n’a donc toujours pas vaincu une équipe du top-8 cette année, mais cela n’enlève rien à la performance alsacienne. Vincent Collet, lui, ne pouvait pas rêver plus beau cadeau le jour de ses 54 ans. « C’est le seul que je demandais, je n’en voulais pas d’autre, a soufflé le stratège strasbourgeois, au bord de l’extinction de voix à l’issue de cette quatrième confrontation. Comme souvent, je dois attendre le soir pour savoir si ce sera un bel anniversaire ou pas. Celui-là est effectivement plutôt réussi. »

En termes de suspense, cet épisode-là n’est pas loin d’avoir battu tous les records, entre une fin de troisième quart-temps folle, caractérisée par un 7-0 alsacien, et un dernier acte joué sous respiration artificielle… « On a été moins en maîtrise que dimanche, on aurait pu être relégué plus loin à la mi-temps, a analysé l’entraîneur visiteur. Le fait de revenir à la fin du troisième a, de toute évidence, mis Villeurbanne sous pression. Je retiens aussi la façon dont on s’est accroché, c’est ce qui me donne le plus satisfaction. Ce groupe a une force mentale surprenante. »

Cette équipe strasbourgeoise, qui a pu être vilipendée, et pas plus tard que la semaine dernière, pour son inconstance, son caractère imprévisible et son incapacité à tenir un résultat, s’est donc sublimée quand il le fallait pour relancer l’haletante demi-finale qui l’oppose à la “Green team”.

« On n’a pas eu les mêmes armes que dimanche (AJ Slaughter et Erving Walker étaient muets à la pause et seul le premier est sorti de sa boîte ensuite, ndlr) , mais, par contre, on a retrouvé un Paul Lacombe plus que fringant (18 points, 13 d’évaluation) et un Romeo Travis au four et au moulin, a encore relevé Vincent Collet. Tout le monde a apporté son énergie et contribué à défendre. »
Ce sont les Strasbourgeois qui, cette fois, reviennent de l’enfer

En limitant le rayonnement de Charles Kahudi et DeMarcus Nelson en seconde période, tout en gardant Casper Ware sous contrôle, la SIG est parvenue à signer une… dixième victoire consécutive à l’extérieur, où elle est invaincue depuis le 11 février. « Défensivement, en deuxième mi-temps, on n’était pas dedans, a regretté l’ailier villeurbannais. On s’est relâché, on ne bloque pas le rebond offensif. Ce sont des matches engagés et la moindre erreur est fatale. »

Comme la saison dernière en finale, il faudra donc un match 5 pour départager la SIG et l’Asvel, vendredi au Rhenus. À la différence près, et elle est notable, que ce sont les Strasbourgeois qui, cette fois, reviennent de l’enfer. « Il va falloir qu’on respecte vraiment notre plan, a conclu Vincent Collet. Aujourd’hui, on s’en est écarté, de la sixième à la vingtième minute, on a été moins discipliné et ça aurait pu nous coûter plus cher que ça. Quand on est discipliné, on leur pose vraiment des problèmes. Il faudra donc jouer ce match pour le gagner, et pas pour se qualifier, comme on l’a fait depuis le début. »

Plus rien, désormais, n’est impossible.
dna
.
Marius
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Ven 9 Juin 2017 - 13:08

[size=38]La SIG bat l'Asvel (70-69) et file en finale ![/size]

La SIG s'est imposée in extremis face à l’Asvel et rejoint Chalon en finale.

Marco 69/73
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Ven 9 Juin 2017 - 21:36

Play-offs Pro A (demi-finale, match 5) :
la SIG bat l’Asvel (70-69) et se hisse en finale
La délivrance !

Ils l’ont fait ! Menés deux manches à zéro dans la série, les Strasbourgeois ont réussi l’impensable et battu une troisième fois l’Asvel, hier soir au Rhenus. Ils défieront Chalon en finale dès mardi.
La liesse, hier soir, avait changé de camp. Au coup de sifflet final, les Strasbourgeois ont laissé libre cours à leur bonheur et sont tombés dans les bras les uns des autres. Les Villeurbannais, eux, étaient hagards ; le ciel venait de leur tomber sur la tête. Comme un négatif des scènes vues sur ce même parquet du Rhenus il y a un an de cela.

Un remake – quand bien même le terme avait été contesté par tous les acteurs de celui-ci – est rarement meilleur que l’original. La SIG vient de démontrer le contraire, en revisitant le scénario de la saison dernière à son avantage. Battue en cinq manches en finale par l’Asvel, il y a douze mois, elle a, cette fois, renversé la “Green team” en autant de matches au stade des demies, en effaçant à son tour un débours de deux revers.
« Du bonheur d’abord, de la fierté ensuite »

« Tony (Parker) était reparti. L’année dernière, il avait vu les trois derniers matches, a plaisanté Vincent Collet, après s’être offert un long bain de foule. Plus sérieusement, c’est vrai qu’on n’est pas souvent sorti vainqueur de ces moments-là. Et c’est du bonheur d’abord, de la fierté ensuite. Je suis fier des joueurs qui ont su, malgré la température ambiante, garder la tête froide. »

Il fallait ça pour mettre au pas le champion sortant, qui a fait un formidable sparring-partner et contesté, jusqu’au bout, la victoire alsacienne. Cinq petits points seulement séparent les deux équipes sur l’ensemble de la série. « Je ne pensais pas que ça irait à nouveau sur la dernière possession, a avoué le stratège maison. Les cinq matches se sont joués dans les trente dernières secondes. »

« Ça fait très mal, a de son côté glissé JD Jackson. Les deux équipes l’auraient mérité. Personne n’a jamais vraiment pris l’ascendant. On partage beaucoup de qualités et de caractéristiques avec Strasbourg, dans l’abnégation, la solidarité. »

« Ils ont vraiment étouffé Casper (Ware) , a ajouté l’entraîneur villeurbannais. Même s’il a délégué le jeu ce soir (hier) , fait beaucoup de passes décisives, il n’a jamais pu faire mal. La clef est là. »

Le mérite en revient évidemment à Frank Ntilikina, auteur de « son meilleur match, et de très loin, à la SIG », a félicité Vincent Collet. Le jeune meneur de jeu, qui avait déjà mis le MVP de Pro A, DJ Cooper, sous l’éteignoir en quarts de finale, a cette fois muselé le grand artisan du sacre de la Vieille dame la saison dernière (lire aussi par ailleurs).

La SIG a aussi eu un peu de réussite, à l’image de ce panier primé de Jérémy Leloup à zéro degré avec la planche à deux minutes du terme (65-63). « Quand je l’ai vu partir, je me suis dit : houlala, ce n’est pas bon, surtout que j’avais raté la salle toute la soirée », a reconnu “Da Wolf”.
Faire mentir les esprits taquins

Le capitaine était en tout cas, lui aussi, « heureux ». « Surtout au vu de la série très compliquée et mal embarquée. Ça pouvait aller d’un côté comme de l’autre, ça s’est joué sur des détails à chaque fois. » Et s’ils n’ont pas fait preuve de la même fluidité offensive qu’à l’Astroballe, les Alsaciens n’ont pas paniqué pour s’offrir une finale « qui n’était pas prévue à la base ».

Ce sera la cinquième consécutive et ce sera contre Chalon. Les quatre premières tentatives pour enrichir l’armoire à trophées n’ont pas été couronnées de succès. « Chalon doit être soulagé et content, ils doivent se dire qu’ils ont fait le plus dur, a souri Vincent Collet. Une blague circulait à la Ligue (nationale) avant que les play-offs ne commencent, disant que les médailles des champions n’avaient pas encore été gravées, mais que les médailles d’argent l’étaient déjà. Et que c’était Strasbourg dessus. »

À Paul Lacombe et à ses partenaires de faire mentir les esprits taquins de la LNB et de réécrire la fin de l’histoire. Ils ont prouvé, pas plus tard qu’hier, qu’ils savaient le faire.
dna
Marius
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 13 Juin 2017 - 14:30

La SIG Strasbourg s'incline dans l'Episode 1 des [ltr]#FinalesLNB[/ltr] face à l'Elan Chalon, emmené par un Harris à 27pts. Les regards sont tournés vers l'Episode2 [ltr]#ELANSIG[/ltr]


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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 13 Juin 2017 - 14:39

[size=37]Cauchemardesque[/size]

Publié le 13/06/2017


Totalement submergée en début de rencontre (25-6 après 10 minutes), la SIG Strasbourg a été largement dominée par Chalon dans l’épisode 1 de la finale : 89-75. Plus grave, elle a perdu Paul Lacombe e Erik Murphy. Il faudra un autre état d’esprit jeudi pour espérer quelque chose…

LA DONNE

Si Chalon est invaincu au Colisée depuis le 5 mars – deux défaites seulement dans la saison –, la SIG Strasbourg n’a pas perdu à l’extérieur depuis le 11 février. Une série va s’arrêter. Mais ce n’est évidemment pas le seul intérêt de l’épisode 1 des finales…
PREMIER QUART TEMPS : FAUX DÉPART
Si dès le début, la fébrilité est dans les deux camps (2-2, 3e’ et quelques ratés), les interceptions de Nzeulie font mal. Chalon trouve de la vitesse, les Strasbourgeois ont des semelles de plomb : 9-2. Pourtant, Fall, Clark et Roberson manquent des paniers qui paraissent faciles mais les hommes de Collet n’y sont pas. Ils perdent des balles (5 dans la période), laissent le rebond offensif (4 prises) à l’adversaire et sont d’une maladresse insigne (1 sur 12 pour commencer) ! C’est l’avalanche : 23-3 puis 25-6 à la fin de la période. Tous les changements de Collet n’y changeront rien et l’écart à l’évaluation est abyssal. Évaluation : 38 à -3
DEUXIÈME QUART TEMPS : PAS DE RÉACTION MAIS DES BLESSÉS
On attendait évidemment une réaction. Leloup (cinq points) tente d’initier la révolte mais les Chalonnais, passés en défense de zone, continuent de dérouler en attaque avec Ibekwe, Clark ou Roberson : 37-11 (54 à…0 à l’évaluation) puis 44-16 (18e’). La défense prend l’eau de toutes parts, Clark contre Ntilikina et Nzeulie (15 points, 18 d’évaluation à la mi-temps) s’en va dunker… Collet se fâche au temps mort : « On ne va pas revenir avec l’attaque, mais avec des stops. Vous n’avez donc aucune fierté ! »
Le pire est cependant à venir. Lacombe est mis K.-O. par Ibekwe et Murphy qui vient de marquer son 8e point, retombe sur le pied de Clark et se donne une méchante entorse. On ne les reverra plus sur le parquet en espérant les revoir avant la fin de cette série finale. Un cauchemar. Le sursaut de Slaughter avant la mi-temps ne suffira pas à calmer la colère légitime du coach : 50-26. Évaluation : 38 à 21 (total : 76 à 18).
TROISIÈME QUART TEMPS : SLAUGHTER ET JAITEH RÉDUISENT L’ÉCART
Les attitudes ne sont plus les mêmes, Slaughter montre la voie, Jaiteh lui emboîte le pas et à 53-37 (24e’), Choulet s’empresse de prendre un temps mort. Fall et Clark se remettent à l’endroit (57-39) mais après une nouvelle série alsacienne (57-46), c’est Harris qui fait très mal : 67-51.
QUATRIÈME QUART TEMPS : ON LIMITE LA CASSE
Heureusement, les Strasbourgeois ne baisseront jamais les bras, se battront jusqu’au bout, obligeant Choulet à tirer sur les titulaires malgré l’écart (Nzeulie à cinq fautes, Harris et Roberson à 37 minutes, Fall à 30) mais ils sont tombés sur un Lance Harris euphorique (27 points à 7 sur 12 à trois points, 32 d’évaluation) et malgré un dernier retour à 74-61 (35e’), puis 85-75 (39e’), ils s’inclineront logiquement : 89-75. Réaction attendue dès jeudi. Évaluation totale : 118 à 75.
Le match en vitesse
CHALON – SIG STRASBOURG 89-75. Chalon mène la série 1-0. Arbitres : MM. Maestre, Collin et Thépenier.
Les périodes : 25-6, 25-20 (mi-temps : 50-26), 17-25 (67-51), 22-24.
Marco 69/73
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 13 Juin 2017 - 21:23

Finale Pro A (épisode 1) :
la SIG explose à Chalon (89-75)
La débandade

Si la SIG était sur un petit nuage après sa folle série en demies contre Villeurbanne, elle a été ramenée sur terre, hier lors du premier épisode de la finale. A Chalon, les Strasbourgeois ont vécu une soirée cauchemardesque et frôlé le ridicule (89-75). Revanche dès demain ?
« Mardi soir, on peut se faire boxer, se retrouver dans les cordes et ne plus jamais en ressortir ». La phrase de Vincent Collet, lâchée à la veille de ce premier épisode de la finale, devait être prémonitoire. Mais le coach de la SIG était encore très loin de la réalité.
Sur un ring, normalement, il y a deux combattants qui sont censés se rendre coup pour coup. Hier soir, Chalon n’a pas trouvé de sparring-partner à sa taille. Pas lors d’un premier quart-temps cauchemardesque, en tout cas: il n’y avait personne, dans le camp alsacien, pour donner la réplique, ne serait-ce que sporadiquement. Non, AJ Slaughter et les siens n’ont même pas été capables de faire illusion.

Une «absence totale sidérante»

« Est-ce que Strasbourg n’a pas proposé une grande opposition ou est-ce que Chalon a été bon, questionne malicieusement Jean-Denys Choulet, l’entraîneur de l’Elan. Je vous laisse le choix. Ce qui est sûr, c’est que notre entame a été parfaite. Ce n’est pas tant les 25 points que l’on met, ce sont surtout les 6 que l’on prend.»
Dans le Colisée chaud-bouillant, les Strasbourgeois ressemblent à des condamnés jetés en pâture à des lions affamés. Dès les premières secondes, les vaillants vainqueurs de Villeurbanne en demi-finale n’y sont pas. Nulle part, en rien.
« Notre absence totale durant dix minutes a été sidérante, déplore coach Collet. Le non-respect des consignes n’explique pas tout. On peut s’attendre à tout, sauf à ça. Pourtant, tout le monde est rentré, mais ça rien n’a changé. Mon équipe était toujours aussi apathique. On a voulu surfer sur une vague illusoire. Tu te sens démuni, il y a de l’incompréhension, mais c’est comme ça… »
Malgré une timide tentative de rébellion, la suite n’est guère plus engageante. Quand le bondissant Cameron Clark vient contrer le jeune Frank Ntilikina pour envoyer directement Jérémy Nzeulie au dunk de l’autre côté du parquet, le désastre prend de l’ampleur (39-13, 17e’ ).
Mais le pire est encore à venir. Sur une action défensive, Paul Lacombe est sévèrement secoué par Ekene Ibekwe qui lui balance son coude en pleine poire, comme il l’avait fait au Parisien Louis Labeyrie en demie.
La « pile électrique » de la SIG est sonnée et doit quitter ses partenaires. « C’est un K.-O. pour mon équipe au sens figuré et un K.-O. pour Paul au sens propre, dit le technicien strasbourgeois. Il a subi un petit trauma, ce qui l’a empêché de rejouer. »

«Trouver les ressources

pour proposer autre chose»

Un malheur n’arrivant jamais seul, Erik Murphy est aussi contraint de déposer les armes. A cinquante secondes de la mi-temps, l’intérieur finlandais, le seul qui parvenait à écoper le rafiot alsacien (8 points), se tord la cheville à la réception d’un tir. « Ça a l’air très sérieux, on ne le reverra pas jeudi », regrette Collet. Les deux blessés laissent leur équipe dans un océan de perplexité, à 24 longueurs de Chalon à la pause (50-26)…
Portée par Slaughter, Jaiteh et Leloup, la SIG parvient toutefois à effacer une partie du débours, pointant à onze unités (57-46, 26e’ ). Une révolution ? Non, un simple feu de paille. Dans le sillage d’un Lance Harris omnipotent (27 points, 9 rebonds) et d’un Moustapha Fall qui règne dans la raquette, Chalon maintient tranquillement le cap.
La SIG est groggy (89-75). «Dans l’ensemble, je suis extrêmement satisfait, mais il n’y a rien à célébrer ni à fêter», prévient Jean-Denys Choulet. Dès demain, au Colisée, il faudra «trouver les ressources pour proposer autre chose, comme mon équipe a toujours su le faire», aux dires de Collet. Au vu de sa prestation d’hier, ce n’est pas gagné.
dna
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mer 14 Juin 2017 - 21:58

Finale Pro A (épisode 2) :
 Chalon – SIG (20h45), en direct sur dna.fr
Réveillez-vous !

Après la claque essuyée mardi à Chalon (89-75), lors du premier épisode de la finale, il ne saurait être question de tendre l’autre joue. Cette saison, la SIG a toujours su se relever. Ce soir, il faut le prouver.
Il a donc suffi d’un match, un seul, pour voir ressurgir les spectres du passé. De par son ampleur, mais aussi et surtout en raison de la manière, le revers concédé mardi en Saône-et-Loire ne peut que renvoyer aux tristes scènes des quatre dernières finales perdues.
Comme l’a posément expliqué Vincent Collet hier en fin d’après-midi, à l’issue de la longue séance vidéo et de la courte séquence passée sur le parquet du Rhenus, son équipe a « commis une faute ».
On imagine aisément que le technicien strasbourgeois a utilisé des mots plus crus devant ses joueurs, au moment de repasser le film de cette funeste soirée.
Sauf à considérer que l’ailier Chalonnais Lance Harris ait endossé le maillot de Kevin Durant ou que l’arrière Jérémy Nzeulie se soit senti habité par l’esprit de Klay Thompson, soit deux des artisans du récent titre NBA des Golden State Warriors, rien ne peut expliquer la subite et vertigineuse dégénérescence du jeu de la SIG.
« C’est sûr que revoir les images du match, ça ne fait pas plaisir, dit Pape Sy, un des rares Strasbourgeois à avoir résisté, de manière sporadique, dans l’enfer du Colisée. Mais le constat est assez clair. Ça n’était pas notre basket, ça n’était pas notre manière de faire. On assume notre entame de match, pas bonne du tout. Et on a hâte d’en découdre. »

« Tu as beau les prévenir, mais ils ne te croient pas »

Avant de redescendre dans l’arène, Vincent Collet a quand même essayé de comprendre pourquoi ses guerriers, si mordants en demi-finale contre l’Asvel, ont ainsi prêté le flanc aux rugueux coups de bois de l’Élan.
« On a été en deçà du minimum requis, explique-t-il. Je ne sais pas si c’est la bonne explication, mais j’ai l’impression que les gars étaient installés dans un petit confort après la qualification. Ils ont cru pouvoir aller à Chalon pour y disputer un petit match sympa. Tu as beau les prévenir, mais ils ne te croient pas. Non pas parce qu’ils ne te respectent pas, mais parce qu’ils se voient déjà champions du monde. Villeurbanne, c’était bien, mais c’est fini. Et ce n’est pas la peine de tendre l’autre joue demain (ce soir) , en te disant que tu n’es bon que dos au mur. Ça, c’était vrai avant. Là, on est dans une nouvelle série, face à un adversaire qui présente d’autres qualités. »
Ceci étant dit, reste à savoir comment la SIG va bien pouvoir s’y prendre pour viser un succès en terre bourguignonne. Sachant qu’Erik Murphy, victime d’une grosse entorse à la cheville droite mardi, a déclaré forfait et reste très incertain pour la suite. Quant à Paul Lacombe, qui a, lui aussi, rejoint l’infirmerie avant la pause après avoir pris le coude d’Ekene Ibekwe en pleine tête – « Ce n’est pas réglo, ça n’a rien à voir avec le basket », déplore Collet après avoir revu les images –, il était encore un peu sonné hier soir.
« On va chercher de manière collective à compenser l’absence d’Erik, annonce Pape Sy. De toute façon, ce n’est pas une question de tel ou tel joueur qui manque. Ce qui est important, c’est la manière dont on va aborder le match. »
Évidemment, le 25-6 pris dans les dents en dix minutes, avant-hier, est à proscrire. La facilité avec laquelle le géant Moustapha Fall (2,18m) a repeint la raquette aux couleurs chalonnaises pour alimenter en ballon les gâchettes à l’extérieur sera un autre élément à maîtriser. « On a tellement déjoué face à lui que l’on va déjà essayer d’appliquer les consignes, telles qu’elles avaient été énoncées, et voir ce que ça va donner », ajoute Vincent Collet.

« Moins naïfs, plus combatifs »

Car le technicien alsacien sait bien que le résultat n’est pas garanti, même en cas de révolte tonitruante, face à l’escouade affamée de Jean-Denys Choulet. « Soyons déjà moins naïfs et complaisants, soyons plus combatifs et engagés », conclut-il.
Si la SIG venait à enlever le morceau ce soir, dans la fureur et le bruit du Colisée, le non-match de mardi serait à classer dans la rubrique pertes et profits. Et la suite, samedi et lundi au Rhenus, pourrait devenir furieuse. Quatre ans d’insuccès suffisent. Eh, les gars, la finale a commencé. Réveillez-vous !
dna
Marius
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Jeu 15 Juin 2017 - 14:37

[size=38]Basket-ball - Finale Pro A (épisode 2)[DIRECT] La SIG s'impose dans la deuxième manche face à Chalon s/Saône (74-72)[/size]


Bravo Bravo Bravo Bravo
candyraton
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Jeu 15 Juin 2017 - 14:50

Chalon/Saone7215171525  
Strasbourg7421191222
Marius
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Jeu 15 Juin 2017 - 14:56

Tu as regardé le match Guy ? Moi çà m'a stressé sur la fin ..
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Jeu 15 Juin 2017 - 15:42

Non Marius j'avais pas de lien qui fonctionne correctement.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Jeu 15 Juin 2017 - 21:45

Finale Pro A (épisode 2) :
la SIG revient à la hauteur de Chalon-sur Saône (72-74)
 Eclatante revanche

La défaite du premier épisode de cette finale n’était donc qu’un incident de parcours. Hier, la SIG a pris une éclatante revanche en Saône-et-Loire, maîtrisant admirablement l’Elan (72-74) pour revenir à un partout. Avec deux matches au Rhenus à venir…
Mais qu’a-t-il bien pu se produire en deux jours, pour voir une équipe strasbourgeoise ainsi métamorphosée ? Apathiques, sans âme ni envie mardi (89-75), les hommes de Vincent Collet sont revenus au Colisée transfigurés, en mode commando à la descente de leur avion privé.
Même sans Erik Murphy, sévèrement touché à la cheville dans le premier épisode, mais qui va essayer de revenir samedi, ils n’ont pas manqué de pompiers pour circonscrire le feu qui jaillit des mains chalonnaises.

«A 80% l’état esprit, à 20% le basket»

Pourtant, le doute s’installe l’espace d’un court instant lorsque le grand Mam Jaiteh, lancé dans le cinq de départ à la place de l’intérieur finlandais resté à Strasbourg, perd la première balle d’attaque. La sanction est immédiate : Clark lance Harris qui ouvre le score.
Mais contrairement à mardi, la SIG ne s’effondre pas au premier courant d’air. Au contraire, elle mord dans le ballon et sait provoquer sa chance, à l’image de ce panier de Frank Ntilikina au bout de la quatrième chance et autant de rebonds offensifs arrachés aux costauds de l’Elan.
Cette seule action suffit déjà à démontrer le changement d’état d’esprit. « On savait que Strasbourg allait réagir, dit Jean-Denys Choulet, le coach bourguignon. Peut-être étions-nous un peu émoussés, même si on ne s’attendait pas à tout balayer. »
Dans le sillage d’un Romeo Travis archi-dominateur (16 points, 9 rebonds), la SIG prend tranquillement les devants (15-21, 10e ’). Présents au rebond, sous les deux paniers, les Strasbourgeois ne desserrent pas l’étau, avec quarante-deux prises contre trente-deux au bout du compte.
« On a été beaucoup plus sérieux et intense, apprécie Vincent Collet. A 80%, c’est l’état esprit, à 20% le basket. Prenez Erving Walker. Mardi, il était à chaque fois à cinq mètres de l’attaquant. Là, il a pressé de bout en bout. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Ça ne nous garantissait pas la victoire, mais c’était le minimum requis pour une finale. »
Moustapha Fall, le géant chalonnais en tenue d’aiguilleur de ciel deux jours plus tôt, a été contesté sur chaque prise de balle. A ses côtés, Cameron Clark n’a pas non plus été transcendant. Quant à Lance Harris, artilleur en chef du premier épisode avec 27 points, il a connu une panne d’adresse.
«On a été en déficit sur nos cadres, confirme Jean-Denys Choulet. On a roulé au sans plomb 95 et pas au super 98. Mais on ne va pas clouer au pilori les joueurs qui nous ont portés toute la saison. »
En face, Frank Ntilikina retrouve ses habits de jeune prodige, tant sur le front offensif (13 points, 3 passes) que pour limiter le rendement de John Roberson. Avec un Slaughter qui se met au diapason, les visiteurs filent grand train (35-49, 24e ’).
Nantie de quatorze points d’avance, la SIG va pourtant se remettre dans le dur. Axel Bouteille, sixième homme qui a réalisé le match de sa vie (20 points), ramène les siens sur les talons alsaciens.
«C’est symptomatique, ce coup de moins bien alors que l’on semblait s’envoler après le tir à sept mètres d’AJ Slaughter, sourit coach Collet. A force, je m’y habitue. Même si ça a failli nous coûter très cher.»

Premier succès à l’extérieur en finale

Dans un money time irrespirable, où Clark inscrit un tir à trois points assorti d’un lancer bonus à 23 secondes du verdict (68-70), la SIG aurait pu sombrer. Mais Travis, l’homme du match (lire en page suivante) a l’excellente idée de voler la balle dans les mains de Fall. Et Lacombe inscrit le petit point qui suffit à préserver l’essentiel (72-74).
Grâce à ce premier succès à l’extérieur en cinq finales consécutives, contre huit défaites, la SIG est revenue à la hauteur de l’adversaire qui l’avait écrabouillée voilà trois jours. Avec la perspective de disputer deux matches au Rhenus, demain et lundi, pour enfin soulever le trophée.
dna
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Ven 16 Juin 2017 - 0:55

candyraton a écrit:
Non Marius j'avais pas de lien qui fonctionne correctement.
Dommage !

Tu as facebook ? C'était en direct sur face !
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Ven 16 Juin 2017 - 21:30

Finale Pro A (épisode 3) :
SIG – Chalon-sur-Saône, ce soir (20h30) en direct sur dna.fr
Ne rien lâcher

Le succès plein d’autorité, jeudi à Chalon (72-74), lui a permis de reprendre la main dans sa quête de titre. Pour s’en rapprocher, la SIG devra remporter au Rhenus cet épisode 3 qui ne lui a jamais souri.
La neuvième tentative a donc été la bonne. Après huit revers consécutifs à l’extérieur en finale du championnat – deux à Nanterre, trois à Limoges, deux à Villeurbanne et le dernier en date à Chalon, mardi en ouverture de la série (89-75) – la SIG de Vincent Collet a donc fini par décrocher un succès loin du Rhenus.
« On a livré un vrai match, apprécie le technicien, au lendemain de la virée victorieuse. On a fait la course en tête tout au long de la soirée, mais on n’a jamais été tranquille. Les dernières frayeurs auraient pu être évitées. »
Cette fois, les erreurs en question, dont celle qui a débouché sur un panier à trois points bonifié de Cameron Clark à vingt-six secondes du terme, n’ont pas porté préjudice à cette équipe, décidément incorrigible dès lors qu’il s’agit de gérer une avance.
Qu’importe. La SIG a gagné en Saône-et-Loire (72-74), égalisant ainsi à un partout dans la série. La voilà qui se présente devant son public, chaud comme la braise après quatre ans de désillusions, pour deux soirées qui doivent déboucher sur l’immense bonheur qui se refuse obstinément à tout un club. Mais avant de rêver au trophée, que les Strasbourgeois peuvent espérer soulever lundi soir, il faudra déjà passer l’écueil du troisième match, considéré comme le point de bascule de la série.
Jusque-là, la troupe de Collet n’y est jamais parvenue. « Oui, c’est vrai, je ne peux que le constater, mais il n’y a rien à commenter, indique le technicien alsacien. Partant de là, on peut aussi dire que l’on n’a jamais gagné le quatrième, ni le cinquième. À vrai dire, je n’ai pas beaucoup de bons souvenirs au-delà du deuxième match… »

« Plus serein, moins de pression. Même le coach est apaisé »

Toutes les séries, bonnes comme mauvaises, étant faites pour s’arrêter un jour, Romeo Travis et les siens n’ont pas besoin de traîner le fardeau des dernières saisons. Quand bien même toutes ces histoires leur seraient rabâchées, ils n’en auraient d’ailleurs cure.
« On est plus serein, on a moins de pression, assure Paul Lacombe, un des “anciens” de la maison, avec Jérémy Leloup et Matt Howard. Ceux qui ont vécu les finales perdues n’ont pas besoin de parler de ça avec les autres. Tout simplement parce que ce n’est pas leur histoire. Même le coach est plus apaisé. »
En ce qui concerne la “zénitude”, on imagine aisément que Jean-Denys Choulet se situe aux antipodes. L’entraîneur de l’Élan, qui a reconnu la supériorité strasbourgeoise jeudi soir – « Ils ont été bons, nous moins, il n’y a pas à discuter » –, est en revanche remonté comme un coucou à l’idée de devoir enchaîner une troisième rencontre en six jours, sans pouvoir bénéficier du jour de repos supplémentaire que la Ligue accorde habituellement entre l’épisode 2 et 3.
« Une équipe se déplace en avion, nous, on est en bus, tant mieux pour Strasbourg, ironisait-il jeudi soir. Mais ça n’augure en rien du résultat. Je n’ai pas l’habitude de me réfugier derrière la fatigue. »
Hier, c’est pourtant ce dernier argument qui a été avancé pour expliquer l’annulation de la séance d’entraînement programmée au Rhenus : « Les gars sont cuits, on préfère faire une séance de cryothérapie ».

« On doit encore s’élever »

Le grand froid pour soigner les corps meurtris, comme aux thermes de Monte-Carlo ? Vincent Collet ne tombe pas dans le panneau. « L’équipe qui va réagir, c’est Chalon, parce qu’elle a perdu, développe-t-il. Nous, on doit être prêt à endiguer leur réaction, en se concentrant avant tout sur nous-mêmes. Il ne s’agit pas d’essayer de faire aussi bien que jeudi. On doit encore s’élever et viser plus haut. »
Cela semble être, en effet, le seul chemin à suivre pour contrôler l’immense Moustapha Fall, placer une muselière sur les crocs de Cameron Clark, ou encore freiner les envolées de John Roberson.
Toujours privée d’Erik Murphy, qui soigne sa cheville à l’infirmerie, la SIG devra aussi se souvenir de ses errances inaugurales, mardi lors de son entame cauchemardesque. Mais est-elle seulement vaccinable ? « C’est difficile à dire, vu la capacité de mon équipe à alterner le chaud et le froid, reconnaît Collet. Je ne peux pas contrôler la façon qu’auront mes joueurs d’aborder le match. Mais je vais faire en sorte qu’ils aient l’attitude adéquate. »
Après avoir enfin remporté sa première rencontre à l’extérieur, la SIG est bien capable d’enlever l’épisode 3 de la finale. S’il ne faut rien lâcher, c’est bien ce soir…
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Dim 18 Juin 2017 - 5:51

http://www.dna.fr/actualite/2017/06/17/direct

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La mort n'est qu'un autre chemin qu'il nous faut prendre.
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Alors, vous les verrez !
Les rivages blancs et au-delà la lointaine contrée verdoyante sous un fugace levée de soleil.


Courage Jimmy !

Schilles tel que vous ne l'avez jamais vu https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gtslFXBB3YM
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Dim 18 Juin 2017 - 13:02

Finale Pro A (épisode 3) :
la SIG battue au buzzer par Chalon (70-71)
Le sabordage

En tête tout au long de la soirée, la SIG a cédé dans les trois dernières minutes, coulée par un tir de la dernière chance de Jérémy Nzeulie (70-71). C’est cruel, mais pas illogique, au vu de l’inconséquente légèreté de cette équipe. Vincent Collet, lui, a perdu ses nerfs.
Incroyable mais vrai. C’est comme si une machine à remonter le temps venait de se mettre en branle, projetant la SIG, son entraîneur et tout le Rhenus un an en arrière, dans le même état d’hébétude et de tension.
Le curseur s’est arrêté au soir de la grande débâcle, quand Villeurbanne était venu tourmenter la SIG lors de l’épilogue de la finale, soit le cinquième match, qui s’était achevé sur un psychodrame.

Avec dix points d’avance à trois minutes de la fin, une autre issue attendue

Cette fois, ce sont les joueurs de l’Élan qui ont hurlé leur bonheur sur les lattes strasbourgeoises, après avoir réalisé le hold-up parfait sur un tir de la dernière chance de Jérémy Nzeulie.
« Ici, c’est Chalon », reprenaient en chœur les supporteurs venus de Saône-et-Loire, dans une salle qui s’était vidée à la vitesse de l’éclair.
On notera tout de même qu’il y a une différence notoire avec l’an dernier : la troupe de Jean-Denys Choulet n’est pas encore championne de France. Elle n’a “que” remporté l’épisode 3, considéré comme le match-charnière de la série, celui qui lui permet de prendre une option sur le titre.
« La vie vous donne des satisfactions que vous n’attendez pas, lâche l’entraîneur bourguignon, démonstratif et ému. J’en ai perdu, des matches ici. Souvent, c’était mérité. Mais il y en a un que l’on m’a volé (le quart houleux de 2014). C’est un juste retour des choses. Alors, oui, rien n’est fait. Peut-être que les Strasbourgeois seront champions de France. Mais ça ne se produira pas chez eux. Ils devront venir devant 5 000 fous furieux au Colisée, il faudra qu’ils nous roulent dessus ! »
Au mieux, donc, la SIG pourra égaliser lundi et gagner le droit de disputer un dernier match à Chalon, vendredi. Mais au vu de ce qu’elle a montré hier soir, une autre issue était attendue. Dominateurs tout au long de la soirée, parfois même emballants, Jérémy Leloup et les siens comptaient encore dix points d’avance (68-58) au moment d’aborder les trois dernières minutes, celles qui comptent vraiment.
À partir de là, patatras. Une défense agressive sur les pick’n roll alsaciens dérègle la belle mécanique. AJ Slaughter et surtout Erving Walker, auteur d’une séquence catastrophique, perdent le ballon comme des juniors. Les Strasbourgeois encaissent un 11-0 qui les désarçonne (68-69, 39e ’).

Vincent Collet n’a « rien à dire »

Si Paul Lacombe replace les siens en tête pour un petit point, la responsabilité du dernier tir est confiée à Frank Ntilikina. Manque de chance, le prodige le loupe.
« Je prends le rebond, raconte Jérémy Nzeulie, le héros du soir. Il reste sept secondes, je pars en dribble. Je vois qu’il n’en reste que quatre et je décide de tirer. J’ai la chance que ça rentre. Dans les trois dernières minutes, on est devenu l’agresseur et plus l’agressé, c’est ce qui a changé la donne. »
En résumé, la SIG s’est sabordée. Au moment de commenter ce dénouement insensé, Vincent Collet s’est joint au mouvement. Atone, exténué, dans une grande détresse, visage marqué, le stratège strasbourgeois n’avait rien de constructif à dire : « Je vais vous laisser écrire toute la m… que vous voudrez. Vous êtes maîtres à bord, moi je n’ai rien à dire. Je sais que vous ne vous gênerez pas, donc allez-y de bon cœur. »
Ce dérapage-là n’était assurément pas nécessaire. Personne n’a oublié que c’est Collet qui a sorti cette équipe du néant, à l’automne dernier. Et personne n’a envie d’entendre ces vaines jérémiades.
« Après nos deux défaites contre Villeurbanne en demies, on était abattu, mais le lendemain, tout le monde est reparti sur le sentier de guerre », avait dit le coach voilà quelques jours.
Espérons qu’il en aille de même aujourd’hui. La SIG a coulé, mais elle n’est pas encore portée disparue.
dna
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Dim 18 Juin 2017 - 21:53

Finale Pro A (épisode 4) :
 SIG – Chalon-sur-Saône, ce soir (20h30) en direct sur dna.fr
 Se relever, déjà

Le terrible coup de bambou de Chalon, samedi soir lors du troisième match (70-71), a sonné la SIG, qui se trouve à nouveau dans une situation compliquée. Comme contre Pau et Villeurbanne aux tours précédents, ce sera vaincre ou périr, ce soir au Rhenus. Jusque-là, la vie a toujours triomphé…
Au lendemain du désastre et du baiser de la mort appliqué par Jérémy Nzeulie sur les joues strasbourgeoises, sous forme d’un buzzer beater venu d’ailleurs – et même si la balle semble être sortie en touche sur le rebond initial –, la vie avait repris son cours, au Rhenus.

En ce dimanche de fête des pères, le “papa” des Chalonnais, Jean-Denys Choulet, venu en short, était d’humeur jouasse et plein d’empathie. Le truculent coach a ainsi eu une pensée émue pour Vincent Collet, qui a perdu les pédales à l’issue du match.

« C’est terrible pour lui, dit-il. J’ai été peiné de le voir en conférence de presse. Malgré nos divergences de caractère, c’est quelqu’un de méritant que j’apprécie. »

Choulet a aussi vanté les mérites du héros de la veille, Nzeulie, devant lequel il s’est « mis à genoux, ce qui n’arrive pas souvent pour un non-croyant ».

Puis il s’est amusé des sifflets du public : « J’adore, ça décuple ma motivation. Quand on retourne aux vestiaires, je dis aux gars : “Eh ! On va les manger !” ».

Mais il ne faudrait pas non plus exagérer et pousser “papa” dans les orties. « Se faire cracher dessus, ça, je ne l’ai vu nulle part, s’empourpre-t-il. Après le match, c’est fini. On n’a pas le droit d’insulter. Moi, je n’insulte personne. » Avant de prendre congé, le technicien a définitivement assis sa réputation de personnage atypique et sanguin, pestant contre le « côté aseptisé du basket » et rappelant l’anecdote où il avait « montré (ses) fesses » aux supporteurs limougeauds venus le houspiller…

Après la tempête Choulet, forcément, l’intervention de Vincent Collet s’est apparentée à une vaguelette ondoyant sur une mer d’huile.

Il est vrai que l’entraîneur strasbourgeois avait connu son coup de sang la veille, en refusant de commenter la prestation de ses hommes. Il s’en est partiellement excusé (lire ci-contre). En retrouvant son calme, il a fini par lâcher quelques explications.

« Dans les dernières minutes, on a commis une succession d’erreurs rare, explique-t-il, sans mettre en cause nommément ses joueurs. Jusqu’à ce panier de Nzeulie. Dans les vestiaires, on affiche les caractéristiques de nos adversaires. Lui, son truc, c’est le “drive”, la pénétration et un peu le tir à trois points. Mais depuis le début des play-offs, il n’a pas pris un tir intermédiaire. Pas un ! Et là, il nous met ce deux points extérieur… C’est le côté irrationnel et cruel du basket. »
« Les gars ont cette faculté à faire abstraction de ce qui s’est passé avant »

Au-delà de ce dénouement inattendu, c’est la soudaine déliquescence du jeu alsacien qui interpelle. Lors des cinq dernières minutes, et alors que Frank Ntilikina venait de porter l’écart à dix points, la SIG n’a plus inscrit un panier dans le jeu, perdant des ballons à la pelle.

« On a réussi à emmener les Strasbourgeois dans une zone de non-confort qu’ils ne connaissaient pas, indique Jean-Denys Choulet. Quand on coupe leurs systèmes et leurs repères, ça les perturbe. Tout le monde a adhéré à cette idée. C’était la bonne solution. »

Vincent Collet, lui, ne partage pas le même avis. Certes, la tactique des Chalonnais, devenus hyper-agressifs sur les écrans, a posé problème.

« Je suis déçu parce que l’on n’a pas réagi immédiatement, développe-t-il. Mais on s’entraîne tous les jours sur ces “pick” pour s’adapter à n’importe quelle situation. Non, ce qui nous a plombés, c’est le manque d’attention et notre insouciance. »

S’il reconnaît avoir été « découragé momentanément » samedi soir, Collet a entre-temps repris du poil de la bête. « Finalement, j’ai passé une nuit pas si mauvaise et je suis prêt à repartir pied au plancher, affirme-t-il. De toute façon, le sport n’est qu’une histoire de rebond et de résilience. »

Comme en quarts de finale contre Pau – défaite inaugurale au Rhenus suivie de deux succès –, comme en demies face à Villeurbanne – trois victoires de rang ont effacé les deux revers domestiques –, la SIG doit donc à nouveau remonter la pente.

« La légèreté nous pénalise, mais elle a aussi un avantage : les gars ont cette faculté à faire abstraction de ce qui s’est passé avant et à toujours jouer les matches les uns après les autres. Après nos deux défaites contre Villeurbanne, le plus important était de leur faire croire que c’était possible. Je leur avais dit : “Si quelqu’un pense que l’on n’est pas en mesure de le faire, ce n’est même pas la peine.” Ils l’ont fait. »
« Un cinquième match, ça se joue »

Confrontés à la même problématique, les Strasbourgeois vont tenter de faire bégayer l’histoire. Pas celle des dernières saisons, qui a vu l’équipe échouer quatre fois de rang en finale. Mais celle de ce printemps, où les incorrigibles Slaughter et Walker ont toujours su relever la tête après avoir trébuché.

« On est bien placé pour savoir qu’un cinquième match, ça se joue, complète Vincent Collet. Mais avant d’y penser, il faut déjà gagner demain (ce soir). »

Ne serait-ce que pour encore écouter les belles histoires de Jean-Denys Choulet, cette série mérite d’aller au bout, vendredi en Saône-et-Loire…
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Lun 19 Juin 2017 - 14:26

Victoire de la SIG face à l'Elan (84-78). Strasbourg et Chalon sont donc à égalité dans la série avec deux succès partout.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Lun 19 Juin 2017 - 21:42

Finale Pro A (épisode 4) :
la SIG bat Chalon (84-78) et égalise dans la série
Le droit d’y croire

Exposée à une énorme désillusion après sa défaite de samedi, la SIG est parvenue à éviter le pire, hier soir au Rhenus, en maîtrisant Chalon (84-78). L’issue de cette magnifique finale se jouera donc vendredi en Saône-et-Loire. Tout reste à faire !
Il faudra donc repasser par le Colisée. Vendredi soir, l’épilogue de cette finale aura pour cadre le bouillonnant chaudron chalonnais, là où la SIG avait pris un bel éclat (89-75) en ouverture de série, la semaine dernière, avant de se ressaisir (72-74) deux jours plus tard.

Il ne pouvait certainement pas en être autrement, tant l’issue du troisième épisode a été cruelle, samedi au Rhenus (70-71), et tant cette équipe est capable de puissants et déroutants rebonds dès lors qu’elle a la tête dans le sac.
« On veut gagner, on ne pense à rien d’autre »

Les hommes de Vincent Collet ont donc su relever la tête et franchir l’obstacle, comme ils l’avaient fait contre Pau et Villeurbanne aux tours précédents. Et comme d’habitude, cela ne s’est pas fait sans frayeurs inutiles.

Encore à cran quelques minutes après le dénouement heureux, signe d’une tension extrême autour du parquet, Vincent Collet peinait à desserrer les mâchoires.

« Dans quel état d’esprit croyez-vous que l’on est, questionne-t-il. Dans celui de vouloir gagner vendredi, c’est la moindre des choses. On ne pense à rien d’autre. Le but, c’est de continuer à corriger nos erreurs pour élever notre niveau de jeu. »

Auteurs d’une première mi-temps parfaite, – « La plus aboutie depuis le début de la série », aux dires de Vincent Collet –, les Strasbourgeois ont pris une marge de douze longueurs à la pause (49-37). La lame a été actionnée par Erving Walker, dans le rôle de barbier en chef, lui qui a déclenché et réussi quatre tirs primés de rang.

Le lutin américain, qui a apporté 23 points et distribué huit ballons, a ensuite donné le tournis à la défense chalonnaise pour trouver son pote AJ Slaughter puis Mam Jaiteh. L’écart culmine alors à quinze unités (61-46, 25e ’).

Mais douze minutes plus tard, le bel écart a fondu aussi vite qu’une boule de glace exposée au cagnard alsacien de cette fin de printemps (76-76, 37e ’). Les Strasbourgeois allaient-ils à nouveau perdre le fil ?

« Ils se sont rapprochés parce qu’ils sont bons, précise Vincent Collet. Roberson a mis les tirs qu’il fallait, Nzeulie a été phénoménal pendant dix ou douze minutes. Ce garçon a considérablement élevé son niveau de jeu. Leur retour est dû à une succession d’exploits individuels. »

Mais contrairement à samedi, la SIG ne panique pas. Elle s’en remet à AJ Slaughter, l’autre phénomène de la soirée (21 points), pour repousser les assauts bourguignons. « Je félicite Strasbourg, dit Jean-Denys Choulet, le coach de l’Elan. On était parti de trop loin pour revenir au coude à coude. On avait les jambes mais la lucidité a manqué. Et Slaughter a renversé le match à lui seul. »
« On est à deux à deux, balle au centre »

La performance haut de gamme des duettistes américains ne peut que satisfaire Collet. « AJ (Slaughter) , hormis la première mi-temps du match 1, évolue à un niveau élevé, dit-il. Et là, il a été rejoint par Erving (Walker). Globalement, on a été plus intelligent et on a su garder la tête froide. Ensuite, le talent individuel a pris le relais du collectif. »

Le dénouement, donc, se fera vendredi en Saône-et-Loire. D’ici là, les trois jours de “relâche” ne seront pas de trop pour calmer les esprits. Car Jean-Denys Choulet n’a pu s’empêcher de crier au scandale, à la fois en raison de l’activité de Howard sur le parquet – « Un bûcheron qui manie la hache » - et de l’attitude d’un supporteur qui est venu le toiser d’un peu trop près à la fin du match.

Vincent Collet a eu la réplique adaptée : « Si Howard est un bûcheron, que dire d’Ibekwe, a-t-il demandé avec malice, au sujet de l’intérieur américain de Chalon. Après, c’est bon, la victimisation, la provocation, on connaît. Cette série est très bien arbitrée. Maintenant, on est à deux à deux, balle au centre. »

Hier soir, la SIG a remporté plus qu’un match. Elle a gagné le droit d’y croire. C’est inestimable.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Jeu 22 Juin 2017 - 22:01

Finale Pro A (épilogue) :
Chalon – SIG, ce soir (20h30, en direct sur dna.fr)
Entrez dans l’histoire !

Héroïque depuis le début des play-offs, la SIG a gagné le droit de jouer le titre, ce soir, à Chalon. Parce que ce groupe a toujours renversé des montagnes jusque-là, tous les espoirs lui sont permis.
Ils ne sont sans doute pas nombreux ceux qui, il y a encore quatre mois, auraient imaginé que les basketteurs strasbourgeois disputeraient le cinquième match de la Finale de Pro A. Pas même les principaux intéressés. Paul Lacombe (lire par ailleurs) se voyait même déjà en vacances. Et comment lui donner tort. La SIG avançait alors à tâtons, son jeu n’était pas en place et une qualification pour le top 8 s’apparentait au Graal.

Ce matin, Jérémy Leloup et ses coéquipiers ne sont pourtant plus qu’à quarante minutes de soulever le trophée de champion. Une deuxième partie de saison consistante et, surtout, des play-offs épiques ont permis à ce rêve un peu fou de prendre forme. « Je crois qu’on va être la première équipe à avoir fait le maximum de matches (treize) en play-offs. On ne peut pas dire qu’on a économisé l’énergie, d’autant qu’on a ajouté quelques prolongations », sourit Vincent Collet.

Si l’on excepte le quart de finale retour à Pau et l’épisode 1 de la finale, toutes ces empoignades ont été acharnées. Et la SIG, lors de chaque série, a renversé une situation qui lui était défavorable. « Se retrouver là, c’est un vrai bonheur, admet, sans sourciller, l’entraîneur. Avant de jouer ce match, il faut le recevoir comme tel, ce sont des moments très forts à vivre. »

À la veille de la finale des finales, de l’ultime combat dans une arène chalonnaise de bruit et de fureur, le stratège maison entend ne rien changer à l’approche – gagnante – qu’il a adoptée depuis un mois. « On veut, si possible, continuer avec le même mode d’emploi que précédemment, à savoir se préparer pour gagner ce match, et rien d’autre. »
Ne penser qu’au match

Ne penser qu’à la rencontre et pas à ses conséquences, le mot d’ordre avait déjà été martelé tout au long de la demi-finale contre l’Asvel, avec succès. Pas évident, pourtant, de faire abstraction de ce qui peut attendre sa troupe, ce soir, en cas de victoire.

« C’est toute la difficulté d’un match comme celui-là, reprend le technicien alsacien. Mais c’est, malgré tout, ce qu’on veut s’évertuer à faire, de façon à avoir la bonne concentration, la bonne motivation. L’écueil à éviter, c’est la projection sur des choses qu’on ne peut pas contrôler et qui ne vont pas nous aider à gagner. »

Cette finale indécise et brûlante se réglera en tout cas sur un match sec, comme à Bercy jusqu’en 2012. Des rencontres couperet, la SIG en a disputé quelques-unes depuis le début de la post-season.

« On a souvent été dos au mur. Là, ce qu’on sait, c’est qu’il n’y a rien après, c’est la fin de la saison. C’est là-dessus qu’il faut qu’on travaille pour ne pas penser à ça. On ne doit songer qu’à se donner tous les moyens pour battre cette équipe en se servant des enseignements des quatre premières manches. Il faut les exploiter du mieux possible, mieux encore que les fois précédentes. Parce que tu ne peux pas prévoir le niveau de ton adversaire. »

La tendance, à en croire les déclarations des uns et des autres à l’issue de l’épisode 4, voudrait que Chalon montre les muscles. C’est le sens des propos tenus à chaud par Dominique Juillot, lundi soir au Rhenus. « Je n’appelle pas à l’émeute, mais puisque notre adversaire durcit le jeu, il faudra qu’on réponde avec des armes similaires », avait lâché le président de l’Élan.

Romeo Travis et les siens devront donc être en mesure de s’opposer. « Il faut anticiper le fait qu’ils veuillent faire preuve d’une suragressivité, prévient Vincent Collet. Et on doit effectivement, d’un point de vue basket, apporter des réponses, dans la façon de bouger, afin de ne pas les laisser nous étrangler. Il faut trouver du mouvement, faire des efforts dans les démarquages de façon à leur rendre la vie difficile. Et ne pas tomber dans le panneau de vouloir répondre bêtement. »
L’incroyable est devenu la norme

Dans les heures qui vont précéder le grand dénouement, comme dans sa causerie d’avant-match, l’entraîneur et et ses hommes ne manqueront sûrement pas d’évoquer leur « projet commun de début des play-offs », dont le contenu reste un secret bien gardé. « C’est lui qui nous a permis d’être là », consent à dire le coach. Lui qui a permis à ce groupe, au bord de l’élimination contre Pau, puis face à Villeurbanne, d’être toujours en vie.

Avec la SIG, cette année, l’incroyable est devenu la norme. L’insouciance, une force. Et si, au bout du compte, cette équipe que l’on n’attendait pas entrait dans l’histoire ? Ce serait beau. Ce serait grand.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Jeu 22 Juin 2017 - 22:04

Zoom - L’approche d’une finale vue par Aymeric Jeanneau, meneur de la SIG championne en 2005

Le 12 juin 2005 à Bercy, Crawford Palmer soulevait le trophée sous les yeux d’Aymeric Jeanneau (n°9). La SIG, depuis, attend leurs successeurs.
« S’il y avait une recette magique »

Sacré avec la SIG en 2005 à Paris-Bercy, Aymeric Jeanneau évoque les moments qui précédent une finale en souhaitant que la troupe de Vincent Collet succède, enfin, aux seuls champions de l’histoire du club. La SIG va jouer sa saison ce soir au Colisée sur quarante minutes (ou plus si aucune des deux équipes ne fait la différence pendant le temps réglementaire). Ces ultimes temps de jeu, les joueurs vont devoir les appréhender et les dernières heures vont avoir leur importance. Des instants qu’il faut savoir digérer pour bien aborder la finale, qu’elle se joue sur un match sec ou sur l’épilogue d’une série de cinq matches.

« La difficulté, c’est d’être pris par l’effervescence de l’événement »

« Le match de demain (ce soir) va être décisif mais la situation est un peu différente de ce qu’on a connu en 2005. On jouait la première finale disputée sur un match à Paris et la pression, on l’avait ressentie dès qu’on était arrivé à Bercy. Mais la façon d’aborder ce match particulier est globalement la même, estime Aymeric Jeanneau, le désormais manager général en charge du développement de la SIG. La difficulté, c’est d’être pris par l’effervescence de l’événement. »
La tension qui n’a eu de cesse de monter au cours des quatre épisodes ajoute de la dramaturgie à cette finale 2017 et les joueurs de Vincent Collet vont devoir maîtriser l’excitation, populaire et médiatique, qui accompagne ces derniers moments.
« Il faut réussir à conserver sa concentration alors que tu arrives au summum de la saison. Tu dois faire en sorte que ça soit un match normal mais tu sais très bien que ce n’est pas le cas, poursuit l’ancien meneur de la SIG. Le plus important dans ces moments, c’est le groupe. En 2005, on avait une cohésion particulièrement différente de tout ce que j’ai pu connaître. On avait le même objectif, une même vision. On tirait dans le même sens. Ça rassure forcément. Avant une finale, on cherche à s’appuyer ces éléments-là. »
L’expérience aidant, Aymeric Jeanneau – titré également avec l’Asvel en 2009 et finaliste en 2013 avec la SIG face à Nanterre – a appris qu’il fallait savourer ces instants-là, partager avec les autres et éviter de s’enfermer dans une bulle.
« Sur une finale, tu ne peux pas te dire, contrairement à certains matches en saison, que si tu te sens moins bien, les autres feront le boulot. Là, le groupe a besoin de toi et le danger, c’est de vouloir trop en faire, de tenter des choses extraordinaires alors qu’il faut faire l’inverse », souligne l’ex-international de 38 ans.

« Je ne me suis jamais interdit de rêver »

Mais la gestion d’une finale est avant tout une question d’empirisme, on apprend du passé quand on a la chance d’accumuler de telles expériences dans une carrière. « S’il y avait une recette magique, ça se saurait. Il n’y en a pas et c’est ça aussi qui fait la force d’une finale. »
Quand certains préconisent de faire le vide, d’éviter de scénariser à l’avance, Aymeric Jeanneau n’a jamais eu de craintes de se projeter sur l’événement.
« Avant une finale, je ne me suis jamais interdit de rêver, dévoile-t-il. Je me faisais un petit film dans ma tête, de ce que j’allais faire si on gagnait ou même si on perdait. C’était quand même plus souvent des scénarios de victoire. Ça me permettait d’évacuer toute forme de frustration. »

« C’est leur histoire »

Avec un tel vécu, Aymeric Jeanneau pourrait être un interlocuteur privilégié pour les hommes de Vincent Collet, mais l’ancien SIGman se garde bien d’aller jouer sur ce terrain-là.
« Cette finale, c’est leur histoire, c’est celle d’un groupe, des joueurs, des coaches et de tout le staff qui est autour, indique Aymeric Jeanneau. Tout ce qu’on souhaite, c’est qu’ils soient les nouveaux champions de France de la SIG. »
Au Colisée, Aymeric Jeanneau va forcément lui aussi sentir la pression monter. Là encore, il a appris à la gérer dans son nouveau rôle. « Au début, je stressais énormément pendant les matches. J’arrive maintenant à avoir un certain détachement, glisse-t-il. Je connais désormais les enjeux, économiques et autres, qu’il y a derrière un titre. Alors j’essaie de profiter du match. »
Ce soir, Aymeric Jeanneau, Crawford Palmer, les frères Greer et toute la bande à Éric Girard auront peut-être des successeurs. Cela voudra dire que les hommes de Vincent Collet ont à leur tour trouvé la recette.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Ven 23 Juin 2017 - 14:25

La SIG Strasbourg s'incline face à Chalon [ltr]#FinalesLNB[/ltr]


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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Ven 23 Juin 2017 - 21:58

Finale Pro A (épilogue) : battue à Chalon, la SIG voit le titre se dérober une nouvelle fois Ils ont gagné le respect
Battue par Chalon (74-65), hier soir, au Colisée, la SIG a perdu sa cinquième finale de Pro A consécutive. Mais ce groupe-là a gagné le plus grand des respects.
Depuis cinq ans maintenant, et pour paraphraser un certain Gary Lineker, le basket est un sport qui se joue à cinq contre cinq et, en finale, c’est la SIG qui perd. Les Strasbourgeois, hier soir, ont été défaits par Chalon-sur-Saône (74-65) lors de l’épilogue 2017 et ce revers les condamne, comme d’habitude, à la deuxième place.

Si le dénouement est à première vue tristement identique aux précédents, il serait malvenu de le mettre dans le même sac. Cette année, la présence de la SIG en finale n’était pas loin d’être inespérée au regard de son début de saison et, à l’heure du bilan, tout ne sera pas à jeter.
Un parcours au-delà des espérances les plus folles

Avec une équipe qu’il n’a pas construite, Vincent Collet est parvenu à redresser spectaculairement la barre. Les outsiders strasbourgeois ont réussi un parcours au-delà des espérances les plus folles et fait honneur à leur maillot lors de play-offs homériques.

Seule la conclusion, une nouvelle fois, a laissé à désirer, mais il ne se trouvait, personne, hier, pour leur en faire le reproche. « On aura joué sept “do or die game” durant ces play-offs. On en a gagné six, on a perdu le septième », a relevé Vincent Collet au coup de sifflet final.

« C’est beaucoup moins douloureux de perdre cette fois, a développé l’entraîneur. Après, on est compétiteurs, et quand on arrive au cinquième match d’une finale, on a oublié qu’on a été dix-septième du classement. C’est une finale, on avait les moyens de la gagner et ça reste malgré tout une grande déception. »

Des regrets, il y en a donc, ceux nés, par exemple, du revers concédé samedi dernier, lors du troisième épisode, lorsque les Strasbourgeois ont été crucifiés sur un shoot au buzzer de Jérémy Nzeulie. « Pour moi, le titre, on le perd ce jour-là, lors des deux dernières minutes où on égare des ballons qui leur permettent de revenir », a analysé Jérémy Leloup.

Des regrets, il y en a aussi eu quelques-uns de formulés hier soir. « Même ici, même dans cette ambiance magnifique, on avait la possibilité de l’emporter, a repris Vincent Collet. Mais il fallait être un peu meilleur. On a raté quelques tirs ouverts qui auraient pu les mettre tout de suite dans le doute et on a des joueurs qui sont passés au travers. De l’autre côté, ça a plutôt été l’inverse, même les remplaçants ont eu un rôle fondamental, avec beaucoup d’adresse. À chaque fois qu’ils ont eu à prendre leurs responsabilités, c’était avec succès. La comparaison fait mal. »

La SIG, emmenée par un grand Paul Lacombe (15 points, 20 d’évaluation), a sans doute également laissé passer l’opportunité d’enfoncer le clou dans le troisième acte. Et quand Chalon a trouvé de l’euphorie dans le quatrième round, elle a craqué. Bien tenu durant les épisodes deux, trois et quatre, un joueur comme Lance Harris, enfin, est sorti de sa boîte et ses paniers ont fait l’effet de « coups de poignard ».
Treize thrillers, tous plus palpitants les uns que les autres

Les années précédentes, notamment les deux dernières, la SIG était programmée pour aller au bout, dominait la saison régulière mais calait en finale. Rien de tel cette fois, où elle a cravaché pour effacer son entame catastrophique, avant de tomber les armes à la main, après treize combats, treize thrillers tous plus palpitants et les uns que les autres.

« Ce n’est jamais facile d’amener un groupe en finale, a conclu coach Collet. Ce qui est intéressant, c’est que j’ai eu des garçons qui avaient quand même envie. Donc, on a pu travailler et s’améliorer tout au long de la saison et ils m’ont agréablement surpris en play-offs. Ils ont élevé leur niveau d’exigence, ont affiché un nouveau visage et c’est ce qui nous a permis d’arriver jusque-là. »

Si les Strasbourgeois ont à nouveau raté l’occasion de garnir l’armoire à trophées – et il se trouvera toujours quelques esprits fielleux pour railler cette incapacité à mettre la dernière touche à une aventure –, ils ont gagné le respect de beaucoup de monde durant ces play-offs. Et ça, ça n’a pas de prix.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 24 Juin 2017 - 2:57

Encore un échec MAIS qui aurait imaginé une finale possible en début de saison?
Donc rien à reprocher ce coup-ci. Bravo pour cette saison, c'est la défaite en finale la plus compréhensible des 5.
5 échecs à la suite, c'est sans doute quand même un record tous sports et tous pays confondus. On ne doit voir ça qu'à Strasbourg. bof

_________________
Finir? Non, le voyage ne s'achève pas ici.
La mort n'est qu'un autre chemin qu'il nous faut prendre.
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Alors, vous les verrez !
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 24 Juin 2017 - 5:14

La SIG le Poulidor du Basket.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 24 Juin 2017 - 21:56

Martial Bellon après la défaite de la SIG en finale face à Chalon Les montagnes russes
Au lendemain de la finale perdue contre Chalon, Martial Bellon, le président strasbourgeois, dresse le bilan d’une année riche en péripéties, en émotions aussi, en songeant déjà à la prochaine.

Q uel regard portez-vous sur la saison qui s’achève, au lendemain de cette cinquième finale perdue ?


– C’est une saison assez surprenante, avec beaucoup de hauts et de bas. Beaucoup de très hauts et de très bas même (sourires). En tout cas, elle n’a pas été linéaire.

Il y a eu le début de saison complètement raté, puis le retour de Vincent (Collet) , ensuite la remontée progressive, avec une très belle période au début du printemps, enfin, des play-offs de très grande qualité. Je ne peux pas les qualifier d’exceptionnels, puisque nous n’avons pas gagné, mais vraiment de grande qualité, avec des rebondissements qui ont tenu tout le monde en haleine.

On a failli connaître une double apothéose, on n’en a qu’une avec la Draft de Frank (Ntilikina) qui rend le club très fier. C’est le premier et j’espère qu’il y en aura d’autres. Et puis, à l’arrivée, il y a cette défaite contre une équipe qui, sur la globalité de la série, était à notre portée, clairement. Tout le monde a en tête qu’on a perdu cette finale sur le match 3, c’est incontestable. Il y a de la déception, mais elle est moindre que l’année dernière.
« On est l’équipe la plus régulière depuis cinq ans »

– Considérez-vous que cette défaite n’est pas à ranger dans la même catégorie que les précédentes ?


– En 2013 (contre Nanterre) , on pouvait de la même manière gagner. C’était aussi un adversaire à notre portée. Ensuite, à chaque fois, on a rencontré de très grosses équipes, que ce soit Limoges par deux fois ou Villeurbanne la saison dernière. Cette année, on n’a pas eu la meilleure équipe qu’on a connue sur le plan basket, mais peut-être celle qui a eu le plus de cœur.

Et je pense que c’est aussi cela qui explique l’attachement du public pour ce groupe. J’ai été très agréablement surpris de voir cinq mille personnes place Kléber pour assister à la retransmission de l’épilogue. C’est du jamais vu à Strasbourg pour du basket. Le soutien dont on bénéficie est de plus en plus fort.

– Y a-t-il un moment, cette saison, que vous retiendriez plus particulièrement ?


– Le match contre Antibes, qui a suivi le retour de Vincent (le 29 octobre, ndlr). On a vécu un moment assez fort. Et puis, il y a le match cinq (de la demi-finale) contre Villeurbanne. Les gens de Chalon vont peut-être mal le prendre, mais j’ai tendance à considérer que la vraie finale, c’était contre l’Asvel. Le Villeurbanne des play-offs était plus fort.

Cela dit, sur l’épilogue de la finale, Chalon mérite sa victoire, il n’y a pas débat. De notre côté, on a raté l’occasion de créer une très grosse surprise. J’espère à présent qu’on retournera en finale la saison prochaine. On est l’équipe la plus régulière depuis cinq ans, je dis bien la plus régulière, pas la meilleure, et ça, ça a de la valeur quand même. Le public ne s’y est pas trompé.

– Imaginons que vous retourniez en finale. Comment se débarrasser de cette étiquette de perdants magnifiques ?


– Cette année, on a essayé de tirer les enseignements des défaites du passé. On a davantage travaillé sur le mental des joueurs. On les a mis sous cloche. Ce n’est pas un hasard, d’ailleurs, si on a effectué le déplacement en avion (privé) à chaque fois. Sans cela, on ne serait peut-être pas allé en finale.

On ne voulait plus passer deux, trois ou quatre jours à l’extérieur, on l’avait mal vécu les années précédentes, que ce soit à Limoges ou à Villeurbanne, et on a donc mis une autre méthode en place.

Maintenant, ce sont les joueurs qui ont la clef. Hier (vendredi) , à part Slaughter, nos Américains ont été assez effacés alors qu’ils avaient fait de très bons matches par ailleurs, je pense notamment à quelqu’un de très régulier comme Romeo (Travis).

Il faut désormais continuer à s’améliorer sur le plan professionnel. On a encore beaucoup d’efforts à fournir par rapport aux critères que je veux atteindre, en matière d’accueil du public notamment. Et puis, sur le plan sportif, il faut un plus gros budget encore pour attirer des joueurs toujours plus forts (sourires).
« J’espère pouvoir annoncer, au cours de l’été, le nom du “namer” »

– Justement, la Draft de Frank Ntilikina assure au club de percevoir 675 000 dollars au titre de l’indemnité de formation. Cette somme-là peut-elle vous permettre de franchir un palier, en termes de recrutement notamment ?


– On percevra environ soixante-dix pour cent de ce montant, déduction faite de ce qui revient à l’agent, des dix pour cent qui étaient en l’air (comprendre, dépensés pour le jet privé ayant ramené le jeune meneur de jeu en France pour l’épilogue de la Finale) , et puis de la somme qui récompensera tous ceux qui ont accompagné ce gamin, j’entends par là l’ensemble du staff technique. Le reste, incontestablement, peut être affecté au recrutement de deux très bons joueurs.

– À propos du développement du club, cette année a aussi été marquée par le projet d’Arena. Où en est-on de l’avancée de ce dossier ?

– J’espère pouvoir annoncer, au cours de l’été, le nom du “namer”. On avance et, chaque jour qui passe, on mesure le chantier colossal que l’on a à conduire. Ce qu’il faut bien comprendre dans ce dossier, c’est qu’on fait tout à l’envers, volontairement.

On a bâti un projet sans argent. Or souvent, dans ce cas de figure, il y a de l’argent sur la table. Là, on s’est mobilisé sur le plan réglementaire, sur la garantie des collectivités locales dans la Loi du 1er mars. Je me suis énormément investi, j’ai été auditionné par de nombreux parlementaires, que ce soit au Sénat ou à l’Assemblée. Le projet de Strasbourg a beaucoup fait évoluer la compréhension de l’importance de cette garantie des collectivités locales.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Dim 25 Juin 2017 - 21:13

Euro féminin (finale) :
 la France largement battue par l’Espagne (55-71)
Encore raté !

Les Françaises ont perdu leur troisième finale d’Euro d’affilée. Comme en 2013, elles tombent contre l’Espagne. Mais pas de regrets cette fois, tant l’adversaire fut meilleur.
Céline Dumerc aura inscrit les derniers points de l’équipe de France, hier, avant de tirer sa révérence. Ses quinze points n’auront pas suffi face au basket étincelant des Espagnoles. Avec Gaëlle Skrela, elles ne termineront pas leur carrière internationale l’or autour du cou. La faute à des Ibères conquérantes qui ont vite douché les rêves de titre français.
Les cinq premières minutes sont une succession de coups rendus. Personne ne veut lâcher (11-10, 5e ). Jusqu’à ce premier écart fait par Torrens et Xargay (15-10, 7e ). Epoupa se démène pour apporter vitesse et débordement. Sur une pénétration, elle rétablit la parité (18-18, 9e ). Avant une banderille de Torrens, dix points déjà au compteur (21-18, 10e ).
L’Espagne n’est pas meilleure adresse extérieure pour rien (3/5 à 3 pts). Contrairement aux Bleues qui touchent leurs limites offensives. Dessous, Lyttle impose sa puissance. Un cinglant 10-2 des Ibères envoie la bande à Dumerc dans les cordes (32-20, 16e ).
Il faut la hargne de la capitaine, qui ne veut pas terminer comme ça, pour relancer la machine tricolore (32-27, 17e ). Dumerc s’arrache pour emballer le jeu, mais le basket est d’abord un sport d’adresse. Or, les Bleues en manquent cruellement derrière l’arc (33,3% contre 44,4%). A la pause, l’Espagne a la mainmise (39-30, 20e ) avec Torrens et Lyttle à dix points chacune.

Un rouleau compresseur

Deux fautes successives renvoient Ciak sur le banc. Sans pivot ni menace extérieure, ça se complique sérieusement pour les Bleues… Une véritable bérézina avec deux points inscrits en six minutes ! Les Françaises mordent la poussière pendant que Torrens se démultiplie (47-32, 26e ). Valérie Garnier convoque un temps-mort qui n’y changera rien. Le rouleau compresseur espagnol écrase tout sur son passage (56-40, 30e ).
Le dernier acte sera anecdotique tant les coéquipières d’Alba Torrens (18 pts) dominent les débats. Dans la peinture, Lyttle et Nicholls font un chantier face à des Bleues qui peinent à exister (40 rebonds à 27). La défaite prend vite des allures de déroute (71-48, 38e ).
La France, qui n’a jamais trouvé la clé du verrou espagnol, laisse filer une nouvelle médaille d’or en finale d’Euro. Ces Bleues sont décidemment maudites…
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Sam 1 Juil 2017 - 22:01

Labeyrie a dit oui
La SIG vient d’entamer son recrutement avec la signature, pour deux saisons, de l’intérieur Louis Labeyrie (25 ans), en provenance du Paris-Levallois.
Ce n’était plus vraiment un secret (voir DNA du 25 juin) , c’est désormais officiel. Louis Labeyrie portera le maillot de la SIG lors des deux prochaines saisons.

Et c’est assurément un gros coup que vient de réaliser le club alsacien. « Nous sommes très contents de sa venue, c’était l’un des meilleurs JFL (joueur formé localement, ndlr) sur le marché », se félicite le président Martial Bellon.
« Vincent (Collet) le voulait absolument »

Également courtisé par l’Asvel, l’intérieur francilien (2,09 m) a choisi la SIG pour poursuivre sa progression. « C’est un joueur que l’on suit depuis longtemps, Vincent (Collet, le coach) le voulait absolument et il a montré sa capacité à faire progresser les jeunes talents. »

Le fait de travailler au quotidien avec le sélectionneur national a incontestablement pesé dans le choix du joueur formé à Fos-sur-Mer.

Louis Labeyrie pourra déjà appréhender la méthode Collet, puisqu’il fait partie des 18 joueurs qui débuteront, fin juillet, la préparation de l’Euro (la liste sera ramenée à 12 pour la compétition organisée en Finlande et en Turquie). L’intérieur pourrait d’ailleurs connaître durant l’été ses premières sélections sous le maillot bleu lors des matches amicaux.

Après deux saisons en Pro B à Fos-sur-Mer (meilleur Espoir en 2011), Louis Labeyrie a découvert la Pro A en 2011-2012, du côté de Hyères-Toulon (9,1 pts et 6,5 rbds en 22’).

Après la relégation du club varois, le natif de Gonesse a rebondi au Paris-Levallois, où il a connu une trajectoire linéaire pendant cinq ans.

Mais c’est lors des neuf derniers mois qu’il a véritablement explosé, au point d’être élu meilleur sixième homme de Pro A (9,9 pts, 8,6 rbds en 22’, 16,2 d’évaluation), contribuant à la belle saison du PL, demi-finaliste des play-offs, durant lesquels Louis Labeyrie a encore élevé son niveau de jeu (13,8 pts, 9 rbds en 26’, 17,7 d’évaluation).
Un rôle important

Avec la SIG, le poste 4 découvrira une nouvelle compétition européenne, la Ligue des champions (BCL), lui qui a disputé 25 matches en Eurocoupe et 15 en Eurochallenge avec le PL.

Fort défenseur, dominateur aux rebonds et très athlétique, le vice-champion d’Europe U20 en 2012 (avec notamment Rudy Gobert et les Alsaciens Léo Westermann et Axel Toupane) sera l’un des hommes forts de la SIG version 2017-2018.

Le récent finaliste malheureux de Pro A compte désormais quatre joueurs sous contrat (Louis Labeyrie, Olivier Cortale, Pape Sy et Jérémy Leloup) et travaille activement sur d’autres dossiers, ceux du meneur et du pivot étant érigés au rang de « priorités ».

Quant à la prolongation de l’arrière Paul Lacombe, auteur de la meilleure saison de sa carrière, elle n’est toujours pas actée. « On lui a fait une très belle proposition mi-mai. On ne pourra pas attendre indéfiniment », prévient le président Martial Bellon.
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Lun 3 Juil 2017 - 21:27

la SIG s’attache les services de l’intérieur d’Antibes Otule, un renfort de poids
Deux jours après avoir enregistré l’arrivée de Louis Labeyrie (voir DNA de dimanche) , la SIG a officialisé hier la signature d’un autre poids lourd du championnat, en la personne de Chris Otule. Le massif pivot d’Antibes (27 ans, 2,11 m) s’est engagé pour une saison.
Il présente, aux dires de Martial Bellon, « l’un des meilleurs rapports qualité-prix sur le marché au poste de pivot ». Chris Otule, le mastodonte nigérian de la raquette antiboise, a donné son accord à la SIG, hier, et le président strasbourgeois ne boudait pas son plaisir à l’heure d’annoncer la nouvelle.

« Même s’il a évolué dans une équipe assez faible, lors de la saison écoulée, ses statistiques (13,6 points, 6,1 rebonds et 15,6 d’évaluation) se sont révélées plutôt flatteuses, observe le patron du club alsacien. En plus, il a réalisé un excellent match contre nous (16 pts, 6 rbds et 20 d’évaluation le 29 octobre 2016 au Rhenus). C’est un garçon très athlétique, parfaitement adapté à la Pro A. »

Soucieuse de muscler une raquette jugée insuffisamment dense, la SIG est en passe de réussir son pari. Il y a deux jours, elle avait déjà enrôlé Louis Labeyrie (25 ans, 2,09 m), le dissuasif intérieur du Paris-Levallois.
Une offre de prolongation pour AJ Slaughter

La signature de Chris Otule, elle, a une conséquence immédiate : Matt Howard, le guerrier de l’équipe (28 ans, 2,03 m), ne sera pas conservé, après trois ans de bons et loyaux services. « Nous ne lui avons pas adressé de proposition de prolongation, précise Martial Bellon. Il a été beaucoup blessé ces derniers mois et c’était forcément un sujet de préoccupation pour nous. Le garder, c’était peut-être courir un risque… »

Une offre de contrat a en revanche été transmise à l’arrière AJ Slaughter, meilleur marqueur strasbourgeois (15,2 points de moyenne) durant l’exercice 2016-2017. Mais l’Américain réserve pour l’instant son choix et « étudie le marché ».

La patience du président de la SIG semble, par contre, avoir atteint ses limites en ce qui concerne le dossier de l’arrière Paul Lacombe. « On ne peut pas attendre indéfiniment sa réponse, tonne le numéro 1 du club. Quoi qu’il arrive, on va bientôt prendre une décision. On lui a proposé un salaire supérieur à 50% à celui qu’il touchait jusqu’à présent. Son agent veut plus, mais on ne va pas surenchérir. »

Affaire à suivre, donc…
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MessageSujet: Re: Basket (+ SIG)   Mar 4 Juil 2017 - 4:51

Marco 69/73 a écrit:
La SIG le Poulidor du Basket.
.

Sauf qu'on a quand même un titre de champion de France.

_________________
Finir? Non, le voyage ne s'achève pas ici.
La mort n'est qu'un autre chemin qu'il nous faut prendre.
Le rideau de pluie grisâtre s'ouvrira et tout sera brillant comme l'argent.
Alors, vous les verrez !
Les rivages blancs et au-delà la lointaine contrée verdoyante sous un fugace levée de soleil.


Courage Jimmy !

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Basket (+ SIG)

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